Español / English 22:56 ; martes 25 junio 2019

Para ver toda la obra de Carmelo Hernando en imágenes,
haz clic en la web semiótica

CUENTO 1. L'Encyclopédie des Lumières

 L’Encyclopédie des Lumières - 13'01"

Productions Osoxile vous présente : Le grand théâtre de Maese Travieso

Aujourd’hui, nous vous présentons : L’Encyclopédie des Lumières

¡Premier ! Deuxième ! Et troisième !

Justo, nous sommes en forme aujourd’hui ! Ça va être une pièce magnifique.

Oui. On dirait que nous ne changeons pas les décors, nous zappons !

Aujourd'hui, la pièce parle de l’Illustration, le dix-huitième siècle, le siècle de la raison et tout ça.

Le siècle des lumières

Ssssh. Ça commence...

Je n’ai rien compris de tout ce que vous m’avez dit, monsieur Voltaire.

Mais c’est claire, mademoiselle Liberté. Je vous invite aller manger quelque chose et après aller danser quelque part... c’est le siècle des lumières.

Non, non, non ! Je veux dire tout ça que vous venez de me raconter, il y à juste un instant. C’été l’equirotédie, n’est pas ?

Oui. C’est un nouveau mot, ne la trouverez, même pas, dans aucune encyclopédie. La première encyclopédie est en train de s’inventer en ce précis instant. Voilà !

Mais... Qu’est-ce que c’est une enquilopédie ?

Ecoutez. Nous avons commandé aux meilleurs artistes de notre temps de dessiner tous les instruments, mécanismes et explications de tous les métiers utiles pour le progrès de l’humanité. L’encyclopédie, mon amour, c’est un libre qui recueillera toute la connaissance humaine. Tout le monde pourra la consulter et savoir, à l’instant, tout ce que à un savant lui a pris des années d’apprentissage. Nous prouverons toujours qu’une image vaut mil mots.

Oh-la-la ! Cela c’est fantastique, monsieur !

Oui, mademoiselle Liberté. L’encyclopédie nous rendra plus sages, plus libres et, en bref, plus hommes.

Et nous, les femmes ?

Mmm... c’est le même. Plus de femmes et plus libres !

Bien-aimé Voltaire, vous aller trop vite. Mon dieu ! Qu’est-ce que c’est ça ?

Rien à craindre, mon cherry. Ce sont les lumières qui abattront les ténèbres, lesquelles, pendant des siècles, ont accompagné l’humanité.

Vous me transmettez votre optimisme, monsieur Voltaire.

Je ne suis qu’un humble consultant de cette tâche magnifique. Messieurs Diderot et De Lambert sont les vrais responsables de cette œuvre. Mais si vous voulez voir le four de tous ces projets, suivez-moi, mademoiselle. Allons chez l’imprimeur !

Allez. Allons-y !

La porte ! Fermez-la, mon dieu ! Tout le contenu de la lettre A de l’encyclopédie va se bouleverser ! Trois heures de travail perdues !

Mais, qu’est ce qui s’est passé ?

À la lettre A lui a perdu les papiers. Moi, la première fois que je vous ai vu, mademoiselle, j’ai perdu les pédales.

Pardon, monsieur.

Enchanté de vous connaître, mademoiselle Liberté.

C’est un plaisir citoyenne Liberté.

Le plaisir c’est à moi. Peux-je vous aider ?

Bien sur, bonne amie ! Aidez nous à ramasser tout le contenu de la lettre A.

Majesté, cette encyclopédie sera la ruine. Vous devez l’interdire !

Mais, vous disais qu’elle avait le support des rois de Prusse et Russie ?

Oui, monsieur.

Haute trahison ! Je ne le permettrai pas ! Marquis de Cherignac, donnez l’ordre à mes gardiens d’arrêter cette affront. L’encyclopédie doit être censurée. Arrêtez, s’il est besoin, ces éditeurs révolutionnaires.

Une décision superbe, monsieur. Vos ordres seront accomplis immédiatement.

À la fin, mon amie ! Les premiers tomes de l’encyclopédie sont terminés.

Oui, allons les amener à l’autre salle. Quand Diderot et De Lambert rentreront du palais, ils seront étonnés.

Et pour quoi vous ne me surprenez pas et acceptez d’une fois d’aller prendre un coco-loco à les Tulleries ?

Ah ! Vous êtes incorrigible, monsieur Voltaire. En plein siècle de la raison, et vous perdez la tête encore !

Dix-sept ?

Et dix-huit !

Et ... Voilà !

L’encyclopédie, c’est fini. Les maîtres arrivent ! Mais, quelle moue. Quelque chose terrible s’est passé au palais.

Oui, oui, le roi de France vient de nous stopper !

Non ! Ce n’est pas possible ! On ne peut pas continuer comme ça.

L’encyclopédie interdite ! Quel désastre pour l’humanité !

Allez, calmez-vous, mademoiselle.

C’est ridicule. Je n’ai jamais raté un coup d’une telle distance.

Vous n’avez pas raté, sire. Sans aucun doute, c’est le damné faisan qui a raté.

C’est la poudre qui ha raté, sire. Elle était mal fabriquée.

Voulez vous dire, monsieur le Marquis, qu’il existe vraiment une formule concrète pour fabriquer de la poudre ?

Tout à fait ! Naturellement qu’il existe une formule concrète, Votre Majesté. Et cette formule est parfaitement décrite dans ces livres que Diderot et De Lambert sont en train de finir.

Mais ces livres, ne sont-ils pas les mêmes que vous m’aviez averti d’interdire, Monsieur Cherignac ? J’ai fait encore une gaffe ; c’est votre faute, bête !

Mais… Ce n’est pas possible ! Vous ne faites jamais des gaffes, Votre Majesté ! Vous ne connaissez que le succès !

Bon soir, messieurs. ¿Comment c’est allée, la chasse ?

La chasse, une catastrophe, madame : la poudre a raté.

Précisément, madame, j’étais en train de lui expliquer que la bonne formule de la poudre est détaillée dans les livres de l’encyclopédie.

Comment? ¿Un livre qui dévoile les secrets de la fabrication des choses ? C’est incroyable.

Oh, mon dieu ! Ces lumières commencent encore une fois ! Allons vite nous réfugier au palais.

Faites attention à la colline, sire ! Ne tombez pas ! Oh, sire ! Avez-vous vous fait mal ?

Ce n’a été qu’un faux pas, madame.

Elles sont les lumières du siècle des lumières.

Je vais me fâcher. Je crois que peut-être je me suis trompé avec cet interdiction, et maintenant ces lumières horribles.

Calmez-vous, Votre Majesté. Je vous ai préparé une petite surprise.

J’espère qu’elle sera agréable, madame.

Avez-vous entendu parler de cet ensemble de musiciens britanniques appelés Tubular Bells? Ils ont beaucoup de succès dans le pays de M. Newton et je vous les ai amené ici, à la court de Paris. Vous verrez qu’ils sont super.

Messieurs !

On dit que la musique dompte les hommes d’État. Vous vous sentez plus calmé, sire?

Bon, oui ! C’est bon maintenant.

Et dites moi, Boner, ces livres de M. Diderot et De Lambert peuvent me dévoiler comment fabriquer du carmin qu’on utilise pour se maquiller les lèvres ?

Mmm... bien sûr, madame.

Et comment on tricote des ces pièces de lingerie à soie si difficiles à trouver ?

Oui, sans doute, madame.

Luis, vous ne ferez jamais part de l’histoire si vous continuez à censurer une œuvre si louable. Des livres qui recueillent la solution de telles énigmes doivent être du domaine public.

Ce maudit Cherignac !

Majesté, excusez mon apparence. J’ai glissé, comme vous, mais je me suis tout tombé dans la boue.

Cherignac, dites-moi. Quelle est mon territoire le plus lointain ?

Probablement les terres du Québec, dans le Nord de Nord-Amérique.

Bon alors, allez là-bas vite et demandez quelqu’un si je suis là.

J’y vais maintenant, Majesté.

Et vous, monsieur le Marquis, s’il vous plait, allez visiter les encyclopédistes et présentez-les mes excuses, tout en leur communiquant que j’ai changé d’avis. Vous êtes contente maintenant, madame ?

Très contente, Votre Majesté. Mais je voudrais bien aller avec monsieur le Marquis au temple de la sagesse.

Allez, allez. Ne vous retardez plus. Franchement, je me sens infiniment mieux.

Messieurs, messieurs ! Quelqu’un arrive du palais !

Et bon, messieurs. À quoi est-elle due, votre visite ?

 

Ça n’a pas été suffisant, d’interdire notre encyclopédie ?

Messieurs, mademoiselle. Louis 3,1416, le Roi Pi nous envoie ici personnellement, madame Pompadour et moi-même, pour vous présenter ses plus sincères excuses.

Notre Majesté a été terriblement conseillée par le marquis de Cherignac. Mais le marquis est maintenant en train de gouter l’aire du Québec, et le Roi vous encourage à publier ce merveilleux berceau de sagesse qui est votre encyclopédie. Nous vous amenons ses bénédictions.

Oh ! Finalement tout va bien.

Quelle joie !

Tous nos efforts ont valu la peine.

Je suis si contente !

Madame, madame, nous voudrons offrir un cadeau à Notre Majesté.

Nos venons de relier la première édition de notre encyclopédie. Elle sera pour lui.

Ne vous donnez pas la peine ! L’intention suffit !

Je ne sais pas si je peux... La sagesse n’est pas légère ! Au revoir !

Faites arriver au Roi nos meilleurs respects.

Bonne chance !

Est-ce que tout Paris va les voire ? Ça va être notre meilleure publicité !

Je vais chercher une bouteille que j’ai gardée dans ma cave pour cette occasion

Je vais y aller !

Voilà ! Nous avons réussi.

Et tout grâce à la poudre, au carmin et la lingerie à soie.

On raconte que le Roi a fait fabriquer ces verres avec la part anatomique la plus remarquable de madame Pompadour comme modèle.

 

GUILLEM MARTÍNEZ
© Guillem Martínez
(CC) Carmelo Hernando


Míralo en:
YouTube, DailyMotion, Google Videos, Yahoo Videos, MetaCafe, Kewego